
J'ai usé tant de bancs
J'ai versé tant de sang
Celui de mes veines entrouvertes
Sur la vie comme des fenêtres
Pour échapper au désespoir
Et m'envoler dans ce ciel noir
Personne ne veut de moi
Ma tristesse est effroi
On me fuit comme la peste
Et c'est seule que je reste
J'envie ceux qui ont rejoint
Le monde de paix et les saints
J'ai tenté aussi d'y pénétrer
Mais la vie s'agrippe à mes pieds
Elle sait que je ne la désire pas
Mais s'acharne à me tenir ici bas
Peut être quelques pilules demain
Me plongeront dans un sommeil sans fin
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