
Je les ai vu nommer « races » les mêmes qu’eux
Mais ils ont oublié qu’ils sont tous des hommes.
J’ai entendu, j’ai écouté les théories de ceux
De Tullé, des castes, du serpent et de la pomme.
J’ai vu rassembler sous une bannière ailée
Marcher en cadence, ivres de revanche
Ceux qui croyaient à un espace bien mérité
Ceux dont la croix à chaque bras se penche.
Mais ce n’était que les visibles prémisses
D’un sentiment humain qui s’évertuait
A erroner le jugement et par artifice
Se moquait de leur faible esprit de non-ailés.
Depuis, nombreux fronts, nombreux partis
Ont repris la fibre supposée nationale
Héritant de leurs aînés l’irrespect de la vie
Et la profonde éviction de toute morale.
L’homme cherche en l’homme des différences
Pour pouvoir s’élever et rejoindre Ellysion
Mais moi l’étranger spectateur de leur offense
Je cherche à comprendre leur intime déraison.
Je les vois fuir les couleurs de leurs homonymes
Mépriser les coutumes de leurs cousins ou frères
Je les vois se perdre dans de sombres abîmes
Et rester sourd à mes questions et mes prières…
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