20070831

Zéphyr

Souffle Zéphyr
Presse moi de tes ébats
Moi le contemplatif
Je subis tes meurtrissures sanglantes.
Tu t'insinues en moi
Et tente de me posséder
Je sens ton fouet ronger ma peau
Et mes cheveux suivre ton ordre.

Quoi Zéphyr! Tu me fais là l'étalage de ta puissance
Mais la force ne réside pas dans la puissance.
Plus fort est le puissant qui sait se dominer.
Peux tu faire démonstration de douceur?
Ou ne sais tu qu'hurler ta vigueur?

Je sens, Zéphyr
Que tu gagnes...
Mon corps sous les coups de ta froideur
S'abandonne et se meure...
Tu le prends, mais tu perds.
Tu perds car en m'emportant, je viens à toi,
Je fais partie de toi, je suis toi.
La victoire que tu croyais emporter
Est également la mienne.

Alors souffle, souffle Zéphyr
Et sonne le monde de l'écho de ma voix
Que tous entendent les plaintes du vent trop vaniteux
Et contemple ton enchaînante souffrance...

20070805

La Fossoyeuse





Je suis de ceux qui partent…

Je ne m’attendais pas à te rencontrer si tôt, toi la Fossoyeuse.
Je te croise, mais ne te reconnais pas, tu m’intrigues, m’intéresses, ton mystère entre en moi et me capture.
La vie continue, je te côtoie, tous les jours, te frôle parfois, mais jamais ne succombe.
Puis je sombre, me laisse emporter par ce suicide charnel, te toucher c’est me condamner.
Et pourtant ma main s’égard sans que je puisse ou ne veuille l’en empêcher.
Elle s’approche de ta nuque, glisse sur ton coup, toi, ma Fossoyeuse. Une nuit je t’enlace, si proche et pourtant si loin de moi…mon heure n’est pas venue avec toi…
Je tente pourtant la fortune, mais rien n’y fait, tu ne veux pas de moi…
Puis on s’éloigne, je t’oublis peu à peu. Toi, je ne t’ai jamais vraiment marqué, tu continues ta vie indolente à la mienne. Tant pis…

Je suis de ceux qui partent…