Souffle Zéphyr Presse moi de tes ébats
Moi le contemplatif
Je subis tes meurtrissures sanglantes.
Tu t'insinues en moi
Et tente de me posséder
Je sens ton fouet ronger ma peau
Et mes cheveux suivre ton ordre.
Quoi Zéphyr! Tu me fais là l'étalage de ta puissance
Mais la force ne réside pas dans la puissance.
Plus fort est le puissant qui sait se dominer.
Peux tu faire démonstration de douceur?
Ou ne sais tu qu'hurler ta vigueur?
Je sens, Zéphyr
Que tu gagnes...
Mon corps sous les coups de ta froideur
S'abandonne et se meure...
Tu le prends, mais tu perds.
Tu perds car en m'emportant, je viens à toi,
Je fais partie de toi, je suis toi.
La victoire que tu croyais emporter
Est également la mienne.
Alors souffle, souffle Zéphyr
Et sonne le monde de l'écho de ma voix
Que tous entendent les plaintes du vent trop vaniteux
Et contemple ton enchaînante souffrance...
