20060626

Un ange nait


Alors que j’étais là, attendant, le regard dans le vide, une jeune femme est arrivée.
Simple qu’elle fut, et d’autant plus belle dans sa robe noir, j’eus cru que ce fut un ange…

Mais non, une simple mortelle, les yeux pleins de tristesse et de désespoir…et de larmes aussi…
Elle avança vers moi, escalada le grillage qui nous séparait, et se retrouva à mon côté au bord du pont surplombant l’une de ces voies sans vie dont l’unique but est de vous rapprocher de la fin le plus vite possible…

Elle s’est assise contemplant la route en contrebas, laissant se balancer ses pieds nus comme l’aurai fait un enfant.

Puis elle laissa tomber sans aucune réaction, un anneau…
Ce symbole tomba puis resta figé au sol, comme si il l’appelait à le rejoindre en bas…

Elle regarda vers moi, et en l’espace d’un instant je crus qu’elle me savait à ses côtés, elle se redressa…

Puis fit l’acte le plus triste que je pus voir de mes propres yeux….

Pour sûr que ce fut un ange, mais un ange mortel et un ange triste par dessus tout…

Qu’est ce qui avait bien put la pousser à abandonner ce combat qu’est la vie ? A y réfléchir, je me dis que nous les anges ne sommes pas vivants…nous ne connaissons pas les luttes de la vie, nous ne sommes que de pâles copies de ce que le Matriciel a fait de plus beau en ce monde, mais que dans sa grande stupidité il a rejeté loin de son eden...

Certains mortels rencontrent parfois des chemins trop rudes et trop pentus pour eux, de ceux qu’ils ne peuvent affronter seuls…mais il est des fois où personne n’est là à leur côté pour les aider, ou juste les écouter…

Comme cette fille, nombreux sont les mortels qui décident d’abandonner la lutte…

Pourquoi nous anges ne connaissons nous pas cette douleur qui rend la vie aussi dure, mais à la fois si belle…
L’âme des mortels est grande, et capable de maintes choses, mais elle est la plus fragile des pièces de cristal que l’on puisse trouver.

Il est, je pense un équilibre que certains n’arrivent pas à trouver, sur leur piédestal, ils vacillent puis tombe et se perdent dans les affres du désespoir et de l’oubli, alors qu’une simple présence aurai suffit à les sauver…

Pris dans ma réflexion, je ne vis pas arriver sur moi, la jeune femme, elle se posa à mes côtés… Deux grandes ailes blanches la couvraient de leur douceur…

Elle me sourit, puis regarda son âme s’enfuir vers Ellysion…

Nous sommes restez là tout deux à contempler la foule qui s’activait en dessous sur ce qui fut son corps…

20060623

Etrange compagne qu'est la solitude

La solitude, l’absence de présence…
C’est aussi simple à définir que difficile à comprendre.

Nous les anges ne la connaissons pas, notre âme étant absente de notre corps.
Pourtant c’est elle qui arrive au gré de lourds efforts à pousser un mortel à l’abandon de soi.
Promenant au gré de mon vol mon être las des êtres de la grande Ellysion, j’ai rencontré un de ses mortels en proie à cette perfide solitude.

Posé tel une poupée au milieu d’un fétu de paille dans la campagne du monde que j’aime à découvrir.
Comme à mon habitude les affres de l’intrigue m’ont épris en mon sein j’ai senti naître en moi l’envie de connaître cette solitude.

Je me suis donc posé à son côté.

Et j’ai attendu des heures durant de comprendre.

Puis vint à moi l’ennui…pour la première fois je l’ai côtoyé, et j’ai compris…
Ce qui rend la solitude si triste c’est l’ennui quelque soit sa forme, lui si cruel, lui qui sait frapper le cœur des hommes.
La solitude m’a alors épris elle aussi, et ce, malgré la présence de ce mortel…Logique…Il ne connaît pas mon monde et n’en a nul accès, identique fut cet instant, même sans sa présence…l’absence de sa présence…ma solitude…ma mélancolie…

Et puis je l’ai vu venir en moi, cette ennemie de la quiétude, cette pourfendeuse d’âme.
La solitude se fit plus forte en moi qu’en nul autre, car je l’éprouvais pour la première fois de mon vivant…si vivant je suis…

Le mortel est parti, tout sourire aux lèvres…

Et moi je suis resté là seul, à penser…

Pourtant malgré mon immortalité, rien n’y faisait j’étais seul…ou seule chacun son choix, moi les deux me conviennent…
Le malheur m’a empli, j’ai lutté pour le combattre, mais rien n’y faisait, j’étais désarmé face à cela…
Et puis j’ai compris…C’était cela, tout cela, la solitude, l’absence, l’ennui, tous ces sentiments si simple à expliquer, mais si dure à endurer, eux seuls peuvent pousser les Hommes à l’abandon, à l’abdication, au meurtre de leur propre vie…

Et là alors que mon âme se déchirait, elle est arrivée en moi cette pensée illogique.
M’est venue à l’esprit une question : « Mais où est elle alors que mon cœur se morfond dans les gouffres de l’oubli ? »

Mais qui est « elle» ?
Je ne la connais pas, je ne sais même pas à qui je pus faire référence en ces paroles…

Elle, c’est la présence, celle qui vous comprend et vous défend de l’ennui…

Puis elle est arrivée, une autre Parjure d’Ellysion ayant choisi de vivre en marginale des cieux…

Elle avait déjà retrouvé son âme, et compris mon regard…

Sa présence me sauva de l’oubli et de la solitude…

Les mortels sont plus fort que nous, même s’ils n’ont pas notre essence divine, mais ça il ne s’en rendent pas compte…

C’est pour cela qu’en partant, le jeune homme pleurait…

Ich bin Ewig…

20060622

Vendredi soir sur la terre

Me voilà me promenant ça et là, au dessus des mortels inconscient lorsque je fis une découverte, une de celles qui rendent la vie mortelle si belle et précieuse...Descendant sur l'une des bourgades du pays où l'on parle la langue de Molière, je suis arrivé dans une pièce sombre, là un jeune homme assis, un sourire au coin des lèvres, dans la pénombre de ses yeux clos...
Je me suis assis en face de lui, j'ai tenté de sourire, pour moi aussi ressentir l'ivresse de l'allégresse, mais rien...

Nous autres Anges ne sommes pas fait pour ressentir une quelconque émotion...

J'ai donc pris mon mal en patience pour comprendre pourquoi lui était heureux et moi non...
Il y avait une musique qui résonnait fort et haut dans cette pièce nue de meuble à part un ordinateur.

Etait ce donc cela? La musique?

Oui celle-ci adoucit le coeur des hommes et sait tout aussi bien les enrager.

C'est alors qu'au fond de moi je l'ai ressenti, pour la première fois...la satisfaction de la compréhension...prémisse telle un bourgeon de printemps qui germe et laisse vivre une belle fleur que sera mes émotions, mes sentiments, mon âme...

Je suis donc sorti de cette pièce, d'autres mortels étaient là à l'extérieur, et ils sourirent et hurlèrent de joie lorsque je leur laissai percevoir les plus beaux atouts du ciel...

Les nuages roses ne sont pas innocents...

Ich bin Ewig...


...Ich bin ewig....
Nous y voilà, la première connexion entre la trame du web et l'Elysion Web Intuitive Génération est installée.

Cela vous étonnes? pourquoi donc?
Eh bien oui, les anges existent... Ces supposés êtres divins chargés de transmettre des messages aux messies ou autres personnages importants des religions...
Etres messager, alors oui nous envoyons désormais des E-mails, ceci est tout de même plus rapide.
En temps qu'être de lumière, nous vagabondons ça et là sur le web...
Bienvenue sur Cloud57...


Mais bon pour l'instant, sachez qu'ici moi et certains de mes confrères, ceux qui le souhaiterons, nous relaterons notre vision du monde des mortels.
Les anecdotes, les histoires etc... tout ceci forme les légendes, devenant des mythes mais partant à l'origine de faits réels.

Noubliez pas, les Anges sont parmis vous...
Cloud57, Ich Bin Ewig....